Certes, un Facebook rentrant en Bourse à 100Mds€ 8 ans après sa création ça fait rêver ! Et même si l'IPO connaît un début difficile pour avoir été over-pricée de façon évidente, je n'ai pas trop de doute sur la création de valeur sur la distance.
Certes un Google rentrant en Bourse pour 30Mds€ 6 ans après sa création en 2004 - et qui aujourd'hui pèse 200Mds$ environ, ça fait encore rêver !
Certes un Groupon rentrant en Bourse après juste 3 ans pour 12Mds€ ça fait toujours rêver (même si ça ne vaut plus que 7Mds$ aujourd'hui, ça reste plus qu'appréciable) !
Certes un Instagram se faisant racheter pour 1Mds$ par Facebook, 18 mois après sa création seulement, avec juste 13 salariés et 0€ de CA (mais quelques dizaines de millions de "comptes"), ça laisse totalement rêveur...
Mais soyons clair, 99,9999% des entrepreneurs ne connaîtront pas ces destinées réellement extra-ordinaires au sens littéral.
Et sur le fond, faut-il vraiment viser cela ? L'essentiel n'est-il pas, d'abord et avant tout, de réussir sa vie entrepreneuriale en bâtissant de belles sociétés dont on est fier, et qu'elles valent quelques millions, quelques dizaines de millions ou quelques milliards, de toute façon on aura sur le fond réussi quelque chose d'assez exceptionnel vs le commun des mortels.
On aura refusé le salariat, on aura pris des risques, on aura été libre de sa vie, on aura bâtit dans la sueur quelque chose de bien palpable, à son image bien souvent, on aura laissé une petite (ou grande) trace dans l'histoire économique. Que la vie vous remercie ensuite en valorisant votre société 10M€ ou 1Mds€ ça fait effectivement une énorme différence pécuniaire ainsi que sur votre ego, mais je ne suis pas certain que ça fasse une telle différence que cela quant au bonheur d'avoir crée quelque chose et d'avoir été un homme libre.
Et la plupart des entrepreneurs que je connais n'ont pas crée leur société pour formidablement s'enrichir, mais bien d'une part pour le sentiment de liberté que cela apporte, mener leur vie comme ils l'entendent, et d'autre part pour changer quelque chose sur terre, apporter un petit plus et mieux répondre à une certaine demande...
Pire en fait, non seulement 0,00001% des start-ups connaîtront un destin à la Facebook ou Google, mais la réalité est que plus de 80% des créations d'entreprises échouent...
Aussi, à l'Accélérateur, notre discours n'est pas de pousser nos entrepreneurs à viser en 3 ans plusieurs dizaines de Millions d'€ de CA voire plus, et de brûler les étapes. Avoir de grandes idées et une grande ambition, oui, vouloir construire Rome en quelques jours, non ! Le discours est plutôt : "les gars, construisez avec niak et frugalité un business de quelques millions d'€ de CA et quelques centaines de K€ d'EBIT en 3 ans, ce en utilisant le moins possible de capital, et on verra les next steps ensuite".
Un mystique, c'est quelqu'un qui a la tête dans les étoiles et les pieds sur terre. Et bien ce doit être un peu pareil pour l'entrepreneur de l'Accélérateur. Oui pour avoir sur le terme de grandes ambitions, mais en même temps il faut rester concret, réaliste, pragmatique et faire les choses par étapes.
Dans la vie, courir plus vite ou sauter plus haut, ça consomme bien plus d'oxygène. Transposé au monde de l'entreprise, l'accélération forte nécessite bien plus de capitaux, qui vont entraîner mécaniquement des risques supérieurs pour l'entrepreneur, ainsi qu'une dilution plus forte, avec la possibilité in fine de se retrouver très dilué sans pour autant avoir crée une forte valeur. Car trop d'argent trop vite, ça amoindrit voire ça tue carrément la créativité et l'instinct de survie...
L'entrepreneuriat ne se limite pas à construire le next Google, le next Facebook, le next Instagram, le next Groupon, loin de là. Cela reste des exceptions, notables peut-être, mais des exceptions quand même. Beaucoup de VCs rêvent de miser sur le next ceci ou le next cela, avec une sortie-culbute à x100 qui pourra d'ailleurs payer seule l'intégralité du fonds (Accel a ainsi récupéré l'intégralité de son fonds avec Facebook), mais viser cela est un jeu risqué car les chances sont juste extrêmement faibles.
Il y a infiniment plus d'opportunités de créer en 3/4 ans des business de quelques millions de CA et quelques centaines de K€ d'EBIT que de créer le next Facebook qui révolutionne la vie de centaines de millions de personnes !
Et un entrepreneur capable de créer from scratch une société réalisant quelques millions de CA et quelques centaines de K€ d'EBIT en 3-4 ans, ce qui est déja objectivement admirable, sera très probablement capable - s'il est bien entouré et conseillé - de continuer sur sa lancée et de bâtir une société de plusieurs dizaines de M€ et quelques M€ d'EBIT en 10 ans.
Une telle société pourrait se valoriser quelques dizaines de M€, et même si l'entrepreneur n'en possède alors plus que 25 ou 30% par exemple, il aura de toute façon très bien réussi sa vie entrepreneuriale et aura crée une valeur très substantielle qui le mettra à l'abri du besoin pour le reste de sa vie. Et, évidemment, s'il y sera allé plus progressivement, en autofinancement, ce sera encore mieux pour lui !
La 1ère promotion de l'Accélérateur répond parfaitement à nos objectifs : la quasi totatilité des 8 start-ups du programme ont la capacité à réaliser quelques millions d'€ de CA et quelques centaines de K€ d'EBIT en 3/4 ans, ce en utilisant peu de capitaux. Ils construisent pragmatiquement de bons business rentables, viables, pérennes, en apportant une réponse pertinente à un certain besoin client bien identifié, ce mieux que les solutions concurrentes directes ou indirectes.
Pour postuler à la session 2 de l'Accélérateur (mi-septembre)
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